La Nuit de l’ECTSFE servie sur un plateau à Télé-Paris

La nuit de l’E.C.T.S.F.E. fait sa promotion sur le plateau de Télé-Paris. (Collect. Michel Rostagnat)

14 Décembre 1956 : MM. Eugène Poirot (de face) et Michel Rostagnat (à droite) sont invités sur le plateau de Télé-Paris pour présenter la Nuit de l’ECSTFE qui cette année là avait pour vedette Renée Lebas (à gauche). Debout à gauche on peut voir Roger Feral et à droite Jacques Chabannes. (photo Odette Beaumont, tirée de la collection de M. Michel Rostagnat, ancien élève de l’école – promotion 1943 – professeur à l’école de 1947 à 1967, puis secrétaire général jusqu’en 1986)

Comme le disait très justement notre ancien professeur de français, Fred Souci, dans l’un de ses articles publiés dans le magazine Contact de l’école, « une grande école comme la nôtre sans son bal, ce serait comme une scolarité sans sourire ou une vie sans soleil ». Aussi chaque année l’école organise une prestigieuse « Nuit de l’E.C.T.S.F.E » dans les salons du non moins prestigieux hôtel Georges V, devenu à force d’habitude une annexe de notre établissement. Une telle manifestation pour une école devenue le symbole national de tout ce qui touche à la radio, la télévision et l’électronique ne peut se faire sans une annonce claironnante au travers des ondes télévisuelles.

Son directeur, M. Eugène Poirot, qui n’a pas son pareil pour savoir exploiter tout ce que le progrès permet en matière de communication est donc devenu un « abonné » de la célèbre émission Télé-Paris. On le retrouve donc sur le plateau de cette émission le 14 Décembre 1956 en compagnie de M. Michel Rostagnat, professeur d’électronique, mais aussi trésorier de l’Amicale des Anciens Elèves, comme invité de Roger Féral et Jacques Chabannes. Répondant aux questions de ses hôtes il ne manque pas de rappeler aux milliers de téléspectateurs (en ce temps là les téléspectateurs ne se comptaient qu’en milliers : en 1956 seulement 442 000 téléviseurs étaient officiellement déclarés) que l’école est toujours au premier rang des établissements français formant des électro-mécaniciens ! La chanteuse Renée Lebas, grande interprète de la chanson de l’époque et vedette de cette Nuit festive est venue accompagner notre directeur et offrir au passage aux téléspectateurs sa chanson « La fontaine de Varsovie ».

Cette apparition à l’écran fut émaillée d’une anecdote lors des préparatifs. L’émission se déroulant en direct nos invités sont présents une bonne demi-heure avant le passage à l’antenne. Sur le plateau les techniciens s’animent et échangent quelques propos pas nécessairement techniques. Cependant un caméraman rencontre des difficultés avec la sonorisation de sa caméra et sans savoir qui étaient les invités présents sur le plateau il lance à la cantonade : « vraiment le son ce n’est pas mon rayon. Il va falloir que j’aille m’inscrire Rue de la Lune. » Entendant la chose M. Poirot pense un instant que cette déclaration était lancée comme une boutade pour le taquiner. Il interpelle aussitôt le caméraman et lui demande tout de go « Pourquoi parlez-vous de la Rue de la Lune, est-ce par ironie ? » Et le cameraman de lui répondre « Franchement je n’ironise pas, mais voyez-vous monsieur, quand on veut un dentifrice on prend un Colgate, et quand on veut des cours de radio on va Rue de la Lune. Ici mes collègues sortent de là pour la plupart. »

Le journal Contact de Février 1957 rapporte cette anecdote comme absolument authentique et précise qu’après enquête on a su que le caméraman était le neveu du directeur du théâtre de l’Atelier (qui était à l’époque André Barsacq).

JJ Wanègue

Vous voulez réagir ou témoigner de vos propres expériences au sein de l'ECE ?

Témoigner