L’Ecole Centrale de T.S.F. s’installe rue de la Lune

1926 : une salle de cours dans les sous-sols de la rue de la Verrerie. (Collect. Pierre Mouchel)

En quelques années M. Eugène Poirot voit le succès de son école grandir. Les sous-sols de la rue de la Verrerie qui servent de salle de classe ne peuvent bientôt plus contenir les élèves. En 1926 l'école s'illustre déjà par le taux de réussite des ses élèves à l'examen des PTT. (source : collection personnelle de M. Pierre Mouchel)

Eugène Poirot est donc depuis 1926 le directeur de l’Ecole Centrale de T.S.F. Alors qu’à ses tous débuts l’école totalisait une vingtaine d’élèves, grâce au talent de visionnaire de son directeur l’école voit s’accroître le nombre d’inscrits. En plus des cours du jour il crée des cours du soir puis des cours par correspondance pour les élèves demeurant en province. Avec le développement de la marine commerciale et de l’aviation, la radio connaît un essor spectaculaire qui fait appel à des opérateurs diplômés.

Très vite on se sent à l’étroit dans les sous-sols de la rue de la Verrerie qui font office de salle de cours. De plus on ne fait pas que se sentir à l’étroit dans ces caves. Jusqu’à ce l’école y installe ses salles de cours, elles servaient de laboratoire au physiologiste Serge Voronov qui travaillait sur la mise au point d’un sérum de jouvence fabriqué à partir d’extraits des parties bien intimes de chimpanzés males. Comme l’expliquera plus tard Eugène Poirot à son gendre Pierre Mouchel « les lieux étaient imprégnés d’une odeur sui generis ». Aussi il est grand temps de changer d’air.

En 1929, grâce à l’appui du Général Ferrié l’école peut emménager au numéro 12 de la rue de la Lune dans le 2ème arrondissement. A cette date elle a déjà formé depuis sa création plus de 9 000 élèves. A présent elle va pouvoir accueillir les nombreux élèves inscrits aux différentes spécialités techniques proposées. On ouvre des salles dédiées à la pratique de la lecture au son. Cet exercice est fondamental pour obtenir son Certificat d’Opérateur Radio de 1ère et 2ème classe des PTT, sésame indispensable pour celui qui veut embarquer sur un navire ou sur un aéronef, ou partir bien loin pour prendre en charge une station terrestre.

L’épreuve de lecture au son est redoutée par beaucoup. Il s’agit avec un minimum d’erreurs d’être capable de déchiffrer à des cadences de plusieurs dizaines de mots par minute des messages en morse émis en clair ou codés. A partir d’Avril 1935 la station radiotélégraphique de la Tour Eiffel diffuse un exercice hebdomadaire de lecture au son. Les élèves et anciens de l’école sont invités à pratiquer ces dictées, sachant que l’Amicale de l’école collecte par courrier les copies en vue d’une notation d’ensemble sur l’année scolaire. On forme aussi des radioélectriciens, des sous-ingénieurs et des ingénieurs radioélectriciens. Aux cours théoriques s’ajoutent de nombreux cours pratiques. Avec des salles spacieuses réparties sur plusieurs étages, l’école peut aménager de véritables laboratoires et ateliers.

Du temps de la rue de la Verrerie on avait dû aménager un atelier de fortune dans le sous-sol de la rue du Renard, rue délimitant le pâté de maison où est sise l’école. Bien que le statut de la radio en France soit encore mal défini, la radiodiffusion gagne tout le pays, partagée entre radios d’état et radios privées. De nombreux industriels se lancent dans la fabrication d’équipements professionnels et d’appareils de réception. On a besoin de monteurs-câbleurs, de metteurs au point, de dépanneurs. Autant de spécialités pour lesquelles l’école fournit de nombreux techniciens quand ce ne sont pas des ingénieurs qui créent leur propre société comme ce fut le cas avec Alex Clément qui fonde la SECRE grâce à une aide financière du directeur de l’école.

Mais durant les années trente c’est aussi la période de nombreux raids aériens durant lesquels on cherche à établir un nouveau record ou le tracé d’une nouvelle ligne aérienne intercontinentale. Sans l’apport de la radio ces exploits et ces grandes premières n’auraient probablement pas pu être réalisés et bien souvent on y retrouve là la marque d’un ancien de l’école. Qu’il s’agisse d’Air France ou d’Air Bleu, l’essentiel des radios navigants est issu de ce qui est devenu dans le langage courant «l’Ecole de la rue de la Lune ».

En 1938 alors que l’on est à présent à 16 000 techniciens issus de l’école exerçant en tant qu’ingénieurs et sous-ingénieurs pour l’industrie, qu’officiers radios de la marine marchande, que radios navigants des grandes compagnies d’aviation, qu’opérateurs des administrations de l’état, l’ECTSF se voit décerner par le Ministre de la Justice de l’époque, M. Campinchi, une citation qui rend hommage à son succès et à la qualité de son enseignement. Elle est considérée par les pouvoirs publics comme la pépinière des radios français.

JJ Wanègue

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26 Réponses pour “L’Ecole Centrale de T.S.F. s’installe rue de la Lune”

  1. Frydman Charles dit :

    Je ne suis pas ancien élève de l’Ecole Centrale de T.S.F. , mais de l’école centrale de Paris. Habitant la rue du faubourg Saint-Denis j’étais client du magasin 10 rue de la lune. Notamment pour acheter des lampes pour mon vieux poste de T.S.F. lorsqu’un tube électronique était grillé. Je ma souviens du patron du magasin, la cinquantaine, un peu chauve au milieu, pas très bavard mais aimable. Au 61 rue du faubourg saint-Denis , près de la salle de Boxe « Central sporting club », un réparateur de radio avait mis une enseigne TSF écrit en blanc sur une plaque noire en verre striée en diagonale. On voit l’enseigne dans le film « Une femme est une femme » (1961), ci-après une image du film , floue, prise avec mon portable, Jean-claude Briali est au premier plan:
    http://img10.imageshack.us/img10/2554/tsfum.jpg

    Le EST résonne comme un écho de TSF.

    J’avais une personne de ma famille née en 1924 décédée en déportation qui était « monteur Radio ». Schos Henri. Je ne pense qu’il était était ancien élève de l’école, mais à tout hasard avez-vous des listes d’anciens élèves ?

  2. printemps dit :

    Bonjour je suis collectionneur de 78tours et je viens de trouver dans son emballage d’origine d’expédition, 6 disques souples imagés du professeur inlassable,méthode de l’école pour entrainement a la lecture au son par enregistrement phonographique, provenant de la rue de la lune, je suppose que cette méthode date des années 30,peut on me donner plus de précisions? merci par avance

  3. jonathan dit :

    Bonjour printemps,

    Un article est dédié au Professeur Inlassable ici :

    http://aladin.campuseiffel.fr/90ans/le-professeur-inlassable

    ;-)

  4. JJ Wanègue dit :

    Réponse au commentaire de M. Charles Frydman

    Cher Charles bonjour

    C’est avec plaisir que je recueille votre message, et nous sommes flattés que quelqu’un qui n’est pas un ancien de l’école s’intéresse à son histoire. De fait vous en devenez pour moi un ami surtout en nous faisant partager vos souvenirs à propos de ce petit magasin de pièces détachées du N°10, Radio Lune.

    Ce magasin a été créé le 12 Février 1938 par un ancien élève de l’école : par Cohen Moïse Jacob, dit « Maurice ». Sachant qu’à partir de 1941 l’enseignement de la radio était devenu une activité prohibée et que l’utilisation des postes de radio était très surveillée, on peut imaginer que ce petit commerce a du mettre son activité en sommeil. Malheureusement nous ne disposons pas d’éléments ni de témoignages sur l’activité de ce magasin durant l’occupation. Ce magasin fut ensuite très prisé des opérateurs radio et radio amateurs car il commercialisait un manipulateur à double contact qui permettait lors de l’envoi de messages en télégraphie (morse) de manipuler à une plus grande vitesse et avec beaucoup plus d’aisance. Un ancien de notre école qui est radio amateur s’est beaucoup intéressé à ce type de matériel et à ce magasin en particulier.

    Je pense qu’en visitant le site de l’école vous avez aussi découvert la page consacrée à ce magasin.

    http://aladin.campuseiffel.fr/90ans/lecole-de-la-rue-de-la-lune-recuperee-par-la-publicite

    J’ignore l’âge que vous avez, mais même si aujourd’hui les tubes reviennent à la mode chez certains audiophiles, cela doit faire bien longtemps que vous avez fréquenté ce magasin et approché Maurice. Pourriez-vous éventuellement nous en dire un peu plus. A quelle époque était-ce ?

    Puisque vous habitiez, et peut-être y habitez-vous toujours, rue du Faubourg Saint-Denis vous avez probablement eu l’occasion de passer fréquemment devant ce magasin. De notre côté nous n’avons pas encore réussi à déterminer quand ce magasin a fermé. Si jamais vous avez des éléments, nous sommes preneurs.

    Sauriez-vous nous décrire ce magasin qui probablement devait avoir un côté caverne d’Ali Baba, surtout si vous l’avez fréquenté très jeune.

    Merci aussi pour la photo sur ce film « Une femme est une femme ». Est-ce que ce magasin du 61 rue du Faubourg Saint-Denis existe toujours ?

    Pour ce qui est de ce parent né en 1924 et devenu monteur radio, je vais voir avec le responsable des archives de l’école si cette personne aurait été élève de l’école et si nous avons encore sa fiche d’inscription. Il arrive parfois à nous retrouver des trésors. Je vous tiens au courant si j’ai des nouvelles.

    En vous renouvelant mes remerciements et ceux de l’école pour votre intérêt porté à l’histoire de cette vénérable institution et pour votre récit.

    Bien cordialement

    JJ

  5. JJ Wanègue dit :

    Réponse au commentaire de Oprintemps du 8 Février 2011
    Bonjour
    Je vous remercie pour votre message nous expliquant votre passion pour les 78 tours et l’acquisition que vous avez faite. Je vous envie car moi-même collectionneur de disques je n’ai pas encore réussi à mettre la main sur ce genre de pièces ce fameux Professeur Inlassable qui je l’espère avec les années s’est montré Incassable. J’insiste sur ce point car du coup vous me fournissez une information intéressante : vous dites « disques souples ». Je serais vraiment curieux de voir ces disques et de savoir à quelle date ils ont été pressés. Initialement cette méthode employée par l’école date des années trente comme vous avez pu le lire en vous reportant au récit du Professeur Inlassable (http://aladin.campuseiffel.fr/90ans/le-professeur-inlassable ). A ma connaissance ce n’est qu’à la fin de la guerre que les disques souples sont apparus. Pendant la guerre cela avait était un sérieux problème pour les forces américaines qui devaient envoyer aux soldats US présents en Europe des disques (les fameux V-Disques) pour les aider à garder le moral au beau fixe. Au début ces disques étaient des 78 tours en gomme-laque et bien sûr beaucoup arrivés brisés. D’où l’idée d’utiliser le vinyle. Mais ce matériau était contingenté pour des raisons stratégiques. On lui a substitué le polyvinyle appelé Formwar. Mais tout ça ne fait pas encore du disque souple. A moins que les disques que vous avez datent bien d’avant guerre et qu’ils aient été fabriqués selon le procédé qu’utilisait en France la société Ultraphone pour faire ce que l’on appelle aujourd’hui des Pictures-Disc. On utilisait une feuille de carton sur laquelle était imprimé le motif, et pardessus on déposait une couche d’acétate de cellulose transparente dans laquelle on moulait l’information sonore. N’ayant encore jamais eu de disques du Professeur Inlassable entre les mains je ne peux que faire cette supposition.
    Vous est-il possible de lire ces disques pour en numériser le contenu et nous le faire entendre ? Cela fera un excellent exercice pour de nombreux radios amateurs et rappellera bien des souvenirs à tous nos anciens qui pendant des heures et des heures ont eu à pratiquer ces exercices de lecture au son.
    Pourriez-vous éventuellement nous adresser une photo de ces disques qui à l’époque étaient un excellent moyen d’utiliser les nouvelles technologies pour enseigner le morse.
    En vous remerciant de votre intérêt pour la survie du 78 tours et du partage que vous nous en offrez grâce à notre Professeur Inlassable.

    Bien cordialement

    JJW

  6. CHARLES dit :

    J’ai suivi un cours par correspondance à l’école centrale dans lesannées 40.
    j’ai retrouvé plusieurs connaissances qui avait suivi également un cours à l’ECOLE CENTRALE.
    J’avais aussi les disques souples pour apprendre le morse(professeur inlassable).
    Je suis très satisfait de constater que cette école existe toujours.
    Quand j’ai suivi ce cours, j’habitais avec mes parents à Savigny-les- Beaune.
    j’ai bientôt 84 ans(28 ans de retraite (carière, apprentissage chez un ancien élève Marcel Brunet de Beaune,ensuite carrosserie chez mon beau -père, puis Pathé Marconi à Thonon, ensuite CSF et Thomson en fin de carrière à SEURRE.

  7. L'Hostis/Dimet Catherine dit :

    Bonjour,
    Je viens de faire une longue lecture de votre site et j’y ai appris beaucoup de choses. Mon père était ingénieur de l’Aviation Civile et un ancien de l’école centrale de TSF, rue de la Lune. Je sais qu’il y prenait des cours du soir…à quelle époque exactement ? Je ne sais pas mais sans doute vers 1938: il a 18 ans…ou alors après guerre ? Sans doute pouvez-vous me retrouver,dans vos archives, les dates de son inscription, son passage dans cette école, et l’obtention éventuelle de son diplôme ? Son nom: Louis, Jean L’Hostis. je suis intéressée par ces renseignements car je suis en train de retracer la vie de mon père. Je sais d’autre part, qu’en 1938, il s’engage dans l’armée de l’air pour 3 ans aux états du Levant (Lyban, Syrie)où il apprend le métier d’opérateur radio et se prépare à l’école technique formant les radios navigants. Son souhait était de rentrer à l’école de Rochefort mais la guerre va l’en empêcher. En 1945, il passe un examen qui va lui permettre d’être engagé dans l’armée de l’air au STS pour reprendre son métier d’opérateur radio.Le 20 avril 1945 il passe, à Alger, le concours de titulaire d’opérateur radio. A partir de ce moment il va partir dans le sud algérien à Aoulef, sera « gonio » à Niamey vers 1947, puis partira pour Zinder en 1950, puis Port-Etienne en 1952,puis Dakar et enfin Abidjan . Il a donc fait une bonne partie de sa carrière sur les aéroports de L’Afrique Occidentale française avant de revenir en France en 1960 pour travailler à la DGAC à Paris.
    En vous remerciant je vous félicite pour l’histoire de l’école de la Lune que vous faites partager à tous.
    C.L’Hostis

  8. Serra dit :

    Bonjour si quelqu’un est intéressé je dispose des 6 disques du professeur inlassable en parfait état contacter moi cordialement au tel 0682768792

  9. jose dit :

    Message en réponse au courrier de Mme. Catherine L’Hostis-Dimet

    Chère Madame
    J’espère que vous ne m’en voudrez pas trop d’avoir tant tardé à vous répondre. Ne croyez pas qu’il s’agisse d’une forme de légèreté de ma part due aux vacances. J’en suis d’autant plus confus que l’histoire de votre père nous touche et concerne de très près ce qui fut l’essence même et à l’origine de l’école, c’est la radiotélégraphie au service de la navigation.

    Je puis vous confirmer que votre père a bien été élève de l’Ecole Centrale de TSF à deux occasions. On le voit une première fois s’inscrire le 19 Octobre 1936 aux cours du soir pour ce qui devait être une Préparation Militaire Aviation. Il avait 16 ans et on peut supposer qu’ayant par ailleurs un emploi il devait suivre ces cours très spécialisés le soir afin de pouvoir ensuite s’engager dans l’aviation avec une spécialité reconnue.
    Ce premier passage semble s’être terminé en Juillet 1937.

    Son deuxième passage à l’école est enregistré le 11 Octobre 1944. Le conflit n’est pas encore terminé mais Paris et une bonne partie de la France ont été libérés. L’école a pu reprendre le cours normal de ses enseignements : en particulier les cours de radiotélégraphie et de navigation. Il suit en cours du soir une formation VAM. Il faut que je me renseigne sur la signification exacte de cette abréviation.
    A la lecture de votre message j’ai le sentiment que durant toute sa carrière il a dû souvent être en contact radio avec des anciens de l’école qui étaient radionavigants sur Air France, UTA, etc. et probablement qu’il vous a laissé de nombreux souvenir. Je pense à Edouard Chemel qui avant de devenir commandant de bord à Air Franc a beaucoup écumé le ciel d’Afrique au début des années 50 (il faudrait que je reprécise cela avec lui).

    Quoi qu’il en soit j’aimerais pouvoir poursuivre cette conversation avec vous car grâce aux éléments que vous avez pu déjà rassemblés sur l’histoire de votre père et son passage par la Rue de la Lune, c’est certainement un autre regard sur notre école que vous pouvez nous renvoyez, regard qui nous est fort précieux dans ce travail de reconstruction de son histoire.

    Je me permettrai de vous contacter directement pour vous fournir de plus amples informations sur le passage de votre père à l’Ecole Centrale de TSF de la Rue de la Lune.

    En vous remerciant de l’intérêt que vous portez à ce site et pour vos félicitations qui sont un encouragement à poursuivre nos efforts.

    Bien cordialement

    JJ Wanègue

  10. ledoux Eric dit :

    Bonjour,

    Mon père, Georges Ledoux né en 1928, a été éléve dans l’école centrale de TSF, rue de la Lune, dans les années 44, je pense. il avait 16 ou 17 ans. Pouuriez-vous me le confirmer ? Il a fait une belle carrière dans l’aéronautique chez Dassault, où il a mis au point de nouvelles antennes intégrées sur le mirage 3, ce qui lui avalu un brevet. Puis il a décidé de suivre une nouvelle technologie, où là encore il a brillé par son sens pratique et ses qualités techniques. Il a mis au point la balance électronique.
    Aujourd’hui, Mon fils, Vincent Ledoux, postule pour intégrer votre école afin de préparer un dîplome d’Ingénieur. Il est fier de marcher dans les pas de son Grand-père. Mon père a 83 ans et parle toujours avec joie et bonheur de la rue de la Lune, il avait Mr Poirrot comme professeur et nous narre des anecdotes typiques dont le fameux judas de la salle de cours par lequel Mr Poirrot surveillait les éléves avant de les corrigés s’ils ne travaillaient pas !!! L’enseignement des cours d’accoustiques dans de métro et bien d’autres qui 50 ans après restent intact pour lui.
    J’espère que mon fils saura être à la hauteur de son grand-père.
    Merci pour votre réponse et peut-être auriez-vous des photos de l’époque pour que je puisse les montrer à mon père ? il serait tellement heureux…
    Si vous le souhaitez, il pourrait vous faire part de ses souvenirs car il a toute sa tête.
    Vous remerciant par avance pour l’intérêt que vous porterez à ce message.
    Bien à vous
    Eric Ledoux

  11. jose dit :

    Réponse adressée à M. Eric Ledoux

    Cher Monsieur bonjour

    C’est toujours un moment d’émotion quand nous recevons à l’école des témoignages comme le-vôtre. En lisant les souvenirs très précis qu’il a partagés avec vous et que vous venez de partager avec la communauté de tous ces amis de l’ECE, il ne fait aucun doute que votre père a été élève de ce qui était encore au lendemain de la guerre l’Ecole Centrale de TSF. Je ne sais si vous avez pu visionner la troisième partie du film que l’école a produit pour célébrer son 90ème anniversaire, mais ce célèbre judas y est décrit par un ancien alors qu’il fréquentait l’école à la fin des années 80. Qui ne se souvient des irruptions fulgurantes de M. Poirot en plein cours pour tancer sévèrement un élève distrait en joignant parfois le geste à la parole. Autre époque, autre méthode. Qui après un cours de physique n’est pas allé de suite mettre en pratique ce qu’il venait d’apprendre en acoustique dans la station de métro Bonne-Nouvelle ? Cela devait être une scène bien curieuse que ces élèves faisant face à la paroi de la voute de chaque côté du quai. Quel est ce rite, quelle est cette secte nouvelle ?
    A n’en pas douter que des souvenirs et des anecdotes de ce type il doit en avoir des dizaines à partager. En 1944 l’internat de l’école, la célèbre pension Primavera, rue de Hauteville, existait encore. Savez-vous si venant éventuellement de province il a eu à y résider ?
    Retrouver des photos sur lesquelles par bonheur on pourrait y voir votre père relève de la mission presque impossible car à ma connaissance il n’y avait pas systématiquement une photo réalisée chaque année pour chaque classe. L’école a pris de temps en temps des photos, mais les archives de l’école se sont réduites à bien de choses. D’où les difficultés que l’on rencontre pour reconstituer son histoire. Des élèves ont pris des photos et dans ce cas ce n’est que lorsqu’ils viennent vers nous et mettent à notre disposition de telles photos que certains parviennent à se retrouver au milieu de leurs copains.
    Par contre l’école dispose toujours de son fichier d’élèves et j’ai bon espoir de penser que le responsable des archives va pouvoir retrouver la fiche d’inscription de votre père, avec en plus sa photo, puisqu’il était en cours du jour. Dès que nous aurons pu retrouver ce document nous vous en adresserons une copie.
    J’espère que votre fils qui est au moment difficile de sa vie d’étudiant alors que plein de choix s’offrent à lui pourra intégrer l’ECE sur les traces de son grand-père. Si vous n’avez pas pu le faire encore, je vous invite vivement lors des prochaines Journées Portes Ouvertes à venir à la rencontre de toute l’équipe pédagogique et des nombreuses associations d’élèves qui assurent une vie dynamique et chaleureuse au sein de l’école. Si vous venez nous voir n’hésitez pas à me demander car ce sera avec plaisir que je vous accueillerai.
    Pour conclure cette réponse un peu longue je souhaiterai pouvoir m’entretenir avec votre père. C’est sûr qu’il en aura bien des choses à nous confier et que celles-ci nous permettront encore une fois de plus de consolider l’histoire de l’ECE.
    En vous remerciant de votre initiative et de ce témoignage, je vous adresse ainsi qu’à votre père mes très amicales pensées auxquelles la direction de l’ECE se joint.

    Jean-José Wanègue

  12. Lestienne Jacques. dit :

    Eléve de l’école de 1941 a 1944(études de la HF interdite).
    J’ai fait carriere dans les techniques du Vide Moléculaire et mesures.
    Excellent souvenir de Mr Poirot et de Maurice Lorach qui m’a beaucoup aidé au départ de mon activité professionnelle.
    Retraité et Radioamateur actif.
    Lestienne Jacques.

  13. jose dit :

    Réponse adréssée à M. Jacques Lestienne

    Cher Monsieur bonjour
    C’est une excellente idée que vous avez eue en visitant le site de votre ancienne école et en nous faisant l’amitié de nous livrer un petit message. 1941-1944, vous nous ramenez bien loin en arrière, effectivement dans cette période difficile pour tous et difficile pour l’école qui n’avait plus le droit d’enseigner la HF comme vous nous le rappeler. Je vois que vous êtes un radio amateur comme nombre de nos anciens. J’espère qu’il vous arrive d’en retrouver quelques uns au hasard de vos échanges. J’ai eu le plaisir d’en rencontrer un l’été dernier qui travaillé sur les dialogues techniques du film « Si tous les gars du monde ». L’ingénieur du son de ce film était aussi un ancien de l’école et ancien de la Croisière Jaune, à savoir William Sivel. Malheureusement je ne suis pas radio amateur, aussi pour pouvoir poursuivre notre conversation je me permettrai de vous contacter directement.
    Bien cordialement

    JJ Wanègue

  14. RAVET dit :

    J’ai fréquenté l’ECTSF, rue de la lune dans les années 39/41 -J’ai 84 ans,mais encore bonne mémoire.
    En plus des cours il y avait un « club » pour s’initier à l’aviation et je fréquentais ce club.
    J’ai quitté l’école car je ne comprenais pas pourquoi pour faire « de la radio » il fallait apprendre l’histoire de France et la géographie.Je me suis engagé dans l’armée et suis resté militaire toute ma vie -gendarme-
    Je me souviens bien du directeur M. POIREAU.
    J’avais un ami qui, lui a eu ses diplomes. Maurice RASCHAT
    Amitiés aux anciens.

  15. Réponse au message de M. Ravet
    Cher Monsieur Ravet bonjour

    Je tiens à vous remercier personnellement et au nom de l’école pour ce témoignage que vous avez eu la gentillesse de nous laisser et le message d’amitiés que vous avez adressé à tous les anciens. Par contre je ne sais trop comment justifier mon retard à vous répondre. J’espère que votre séjour à l’école aura été malgré tout suffisamment long pour vous laisser quelques souvenirs marquants que vous pourriez partager avec nous, en particulier à propos de ce club d’aviation. Pas mal d’élèves ont fréquenté ce club et ont pu ainsi s’initier au pilotage. La paix revenue, ce club avait pu reprendre du service.
    Je regarderai si j’arrive à retrouver dans les archives les traces de votre passage, ainsi que de celui de votre ami Maurice Raschat. Est-ce qu’il avait suivi le cours d’officier radio ?
    Est-ce que durant votre carrière militaire dans la gendarmerie vous avez mené une spécialité liée à la radio ou aux communications ? Au besoin n’hésitez pas à nous raconter cela.

    Bien cordialement

    JJ Wanègue

  16. Réponse au message de M. RAVET

    Cher Monsieur Ravet bonjour

    Je tiens à vous remercier personnellement et au nom de l’école pour ce témoignage que vous avez eu la gentillesse de nous laisser et le message d’amitiés que vous avez adressé à tous les anciens. Par contre je ne sais trop comment justifier mon retard à vous répondre. J’espère que votre séjour à l’école aura été malgré tout suffisamment long pour vous laisser quelques souvenirs marquants que vous pourriez partager avec nous, en particulier à propos de ce club d’aviation. Pas mal d’élèves ont fréquenté ce club et ont pu ainsi s’initier au pilotage. La paix revenue, ce club avait pu reprendre du service.
    Je regarderai si j’arrive à retrouver dans les archives les traces de votre passage, ainsi que de celui de votre ami Maurice Raschat. Est-ce qu’il avait suivi le cours d’officier radio ?
    Est-ce que durant votre carrière militaire dans la gendarmerie vous avez mené une spécialité liée à la radio ou aux communications ? Au besoin n’hésitez pas à nous raconter cela.

    Bien cordialement

    JJ Wanègue

  17. martin andré dit :

    J’ai suivi par correspondance des cours de contrôleur radio télévision durant à peu près 3 ans en dehors de l’emploi que j’occupai.Grace à ce que j’ai appris j’ai été embauché sans difficulté en qualité de dépanneur radio – télévision. J’ai effectué ce travail durant 17 ans, jusqu’a ma retraite en 1984..J’ai de très bons souvenir de cette école…

  18. dalbera dit :

    Ancien élève de 1943 puis ensuite moniteur d’atelier TSF dans cette école pour échapper au S.T.O

    3 rue chanzy courbevoie 92400 tel 0143331070 grâce en partie j’ai fait ma carrière au C.E:A = technicien énergie nucléaire

  19. jose dit :

    Réponse de JJW à M. Dalbera

    Cher Monsieur Dalbera bonjour

    Je vous remercie pour le message que vous avez déposé sur le site historique de notre école et que vient de me signaler notre Webmaster. Sauf confusion dans mon esprit à cause d’une éventuelle homonymie avec une autre personne, votre nom ne m’est pas inconnu. Beaucoup de ces jeunes et moins jeunes qui ont traversé cette difficile période de l’occupation ont dû user de mille astuces pour échapper au STO (je me permets de mettre entre parenthèses la signification de ces trois lettres pour les très jeunes qui ne la connaissent pas forcément mais qui visitent ce site : Service du Travail Obligatoire). Nous avons effectivement reçu divers récits à ce sujet. Certains jeunes recherchés province pour partir au STO avaient même trouver comme solution de venir se réfugier à Paris en mettant à profit cette période pour suivre les cours de l’école. Votre témoignage en est un de plus. Vous avez donc connu ces professeurs qu’étaient MM. Quinet et Chrétien. Je serais très désireux de m’entretenir avec vous à la fois sur vos souvenirs de l’école et sur ce que fut votre carrière par la suite une fois la paix revenue. J’ai vu que vous nous avez laissé vos coordonnées. Aussi je me permettrais de vous contacter.
    En attendant ce plaisir,
    Bien cordialement
    Jean-José Wanègue.

  20. delattre dit :

    c’est avec plaisir que je découvre le sîte de votre école : mon père a suivi des cours à l’école centrale de TSF dans les années 1930 puis a travaillé à la station de « Radio PTT » (?), il a été comme beaucoup, mobilisé en 1939
    après le guerre il a crée un magasin de vente et dépannage radio à Paris 14è : j’ai gardé quelques cartes de visite

  21. jose dit :

    Réponse de JJW le 25/04/13

    Cher Monsieur bonjour

    Je vous remercie pour votre témoignage qui porte à notre connaissance le fait que votre père a été un élève de notre école. Dans les années trente l’école s’était déjà installée rue de la Lune et la radio avait déjà fait d’énormes progrès. Vous nous apprenez aussi que votre père a travaillé à la station Radio PTT qui était la deuxième radio d’état après Radio Tour Eiffel. Pour les spécialistes cette période correspond à l’âge d’or de la radio avec des voix aussi célèbres que celle de Jean Toscane que votre père a dû connaître. Et puis ce fut la déclaration de la guerre. Lors de l’arrivée des troupes d’occupation cette station radio s’est sabordée.
    Pourriez-vous nous dire quelle était l’adresse du magasin de radio qu’avait votre père dans le 14ème arrondissement. Il est peut-être possible de retrouver des documents sur ce magasin en plus des documents que vous avez de votre côté.

    Bien cordialement

    JJ Wanègue

  22. cours par correspondance E.C. T.S.F .en 1949/1950 .600candidats et reçus une soixantaine ( je crois ) . nommé aux R.G. à Lille , mais préfère entrer à la T.A.I. comme secrétaire licence radionavigant en 1951 . après 10000 heures de vol deviens navigateur T.A.I./U.T.A. , termine ma carrière comme pilote à Air Polynésie . Ai eu le privlége de cotoyer quelques compagnons de Guillaumet , Mermoz , Delaunay et surtout les radios Macaigne et Fontaine . A 89 ans suis tombé par hasard sur votre site .Amicalement .

  23. Guy Peyla dit :

    Bonjour
    Ancien de l’ECTSF, j’étais élève dans les années 1944/45 N° 22-45

    Je garde un bon souvenir de ce début d’étude rue de la lune interrompu pour des causes familiale ce qui ne m’a pas empêcher de devenir spécialiste en radio et télévision et dans les années 60 basculé dans le monde des appareils de recherches de laboratoire ou j’ai fini ma carrière ( Microdensitomètre)

    Félicitation pour votre site si vous aviez une bonne copie de ma carte d’élève cela me ferait plaisir.
    Bien cordialement
    Guy Peyla F6CTP

  24. Cher Monsieur Peyla bonjour

    C’est toujours un plaisir que de retrouver sur le site de l’école le témoignage d’un de nos très anciens et je vous en remercie. Effectivement 1944-1945, cela ne nous rajeunit pas. Étiez-vous élève à l’école durant la période d’occupation ou êtes-vous arrivé lors de la rentrée de Septembre-Octobre 1944 ? Je serais curieux de savoir cela ainsi que la formation que vous aviez suivie.
    Il est dommage que vos études aient été écourtées comme vous le précisez. Mais visiblement vous avez fait une belle carrière technique, pour ne pas dire scientifique. Est-ce que je dois conclure que vous avez mené vos dernières années de carrière à l’INRA ?

    Dès que je pourrai accéder aux archives de l’école qui viennent d’être déménagées, je regarderai si je retrouve votre carte d’élève. A priori elle devrait toujours y être. En attendant n’hésitez pas à nous faire part de vos souvenirs afin d’enrichir notre site.

    Bien cordialement

    JJW

  25. jose dit :

    Cher Monsieur bonjour

    J’espère que vous me pardonnerez mon étourderie. En consultant les messages que nous ont laissés des anciens de l’école je n’ai pas fait attention à votre message. J’imagine que bien qu’ayant suivi les cours d’opérateur radio par correspondance vous êtes venu à l’école à Paris pour avoir quelques cours pratiques avant de passer le certificat des PTT de 1ère ou de 2ème classe. Vous faites partie de ces gens qui ayant débuté comme radionavigant ont poursuivi une formation pour pouvoir continuer à voler alors que les progrès techniques étant ce qu’ils étaient on n’avait plus besoin de cette spécialité à bord à des avions. Ainsi de radio vous êtes devenu pilote. Ils sont plusieurs anciens de l’école à avoir suivi ce parcours et c’est un peu ce raconte le numéro 221 du magazine Icare dans lequel l’école à eu le privilège de pouvoir publier un article. En vous lisant je vois que vous avez côtoyé des pionniers de cette aviation d’avant-guerre qui a ouvert la voie à notre aviation moderne. Que de souvenirs vous avez dû emmagasiner durant toutes ces années et toutes ces rencontres.
    Est-ce que vous êtes membre de l’association QAP-ORN qui regroupe nombre d’anciens officiers radionavigants de différentes compagnies dont UTA bien sûr ?
    En attendant le plaisir de vous lire à nouveau,

    Bien amicalement

    JJW

  26. LAPLAUD dit :

    Bonjour
    J’aimerais savoir si, dans les Archives de l’école, entre 1920 et 1930, il existe des documents concernant le passage d’Edgar CRUVEILHER en tant que professeur.
    Je « travaille » actuellement sur cette personne et j’aimerais en savoir plus sur cette période un peu floue qui précède son engagement à l’Aéropostale.Si vous pouviez me renseigner sur ce sujet, je vous en saurais infiniment reconnaissante?

    Marianne LAPLAUD

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